Figuration existentielle

Exposition collective des artistes de la galerie
avec
Mireille Arbellot · Nathalie Bourdreux · Leonardo Cremonini · Abraham Hadad · Charlotte Kraimps · Serge Labégorre · Maryl Le Berre · Frantz Metzger · Alain Nahum · Sarah Navasse · Jean-Charles Quillin · Marie Rauzy · Ciro Rizzo · Maurice Rocher · Jean Rustin · Olivier de Sagazan · Vladimir Velickovic

Vernissage le jeudi 19 décembre, de 18h à 21h

Du 19 décembre 2024 au 25 janvier 2025
3 rue d’Ormesson, 75004 Paris


Figuration existentielle, les artistes de la galerie en font partie, s’y sont engagés, à l’instar des expressionnistes, de Bacon et des jeunes conscients de ce présent qui oscille, qui bouscule, qui fait coïncider “liberté et nécessité” et qui l’exprime d’une manière très forte et très personnelle.

Maurice Rocher a su donner à ses visages une sorte d’intemporalité et à ses supplicies l’intensité de la douleur. Jean Rustin dont les portraits fascinent malgré la frontalité terrible de l’enfermement présente une peinture opalescente et délicate. Les toiles de Vladimir Velickovic révèlent la violence avec un échange perpétuel d’agressions. Le langage secret de la peinture séduisante de Leonardo Cremonini donne corps à un monde imprévisible. Les figures de Serge Labégorre hautaines, installées aux déchirures de couleurs prennent la mesure de l’essentiel. Franta nous livre un engagement du corps, la mémoire profonde de l’homme et son malaise dans la société. Abraham Hadad nous livre un monde étranger et familier. La peinture onctueuse de ses pigments est la chair même de ses tableaux.

Chez Nathalie Bourdreux, beauté et morbidité se retrouvent dans ses écorchés “jardins amers” et dans ses “natures mortes” où les fruits se mêlent à la chair et aux entrailles. Avec Charlotte Kraimps, nous voyageons de l’espace intérieur à l’étrangeté du monde. Maryl Le Berre présente des portraits, des têtes mystérieuses, angoissantes ou tendres, théâtrales ou timides, rougeoyantes ou ténébreuses qui nous renvoient à des émotions éphémères dans l’excès à travers un voile mouvant. Pour Frantz Metzger, c’est toujours la rencontre du corps et de la terre, les contours de l’homme s’imprègnent et s’incarnent dans la fulgurance.

Cette dualité entre la force et la sensibilité évoque les tumultes de l’identité, comme si chaque imperfection du portrait était le reflet des luttes intérieures que chacun porte en soi”, P. C. à propos du travail de Christophe Miralles.

Je cherche autant qu’il se peut à mieux voir” dit Alain Nahum. Hommes et enfants dessinés repris dans les fissures des murs signent leur street art émotionnel. Avec une simple plume de mouette, il dessine “un monde qui se fragilise où la vitesse de l’ombre surprend”.

Avec Sarah Navasse, l’éblouissement renvoie à des lueurs obscures en transparences, qui découvrent ou dissimulent, caressent ou engloutissent des séquences de souffles de vie. Les tableaux de Jean-Charles Quillin sont empreints de douceur, de silence. Dans les ténèbres d’un noir velouté, les lueurs éclairent les silhouettes des personnages et renforcent poésie et étrangeté. Mireille Arbellot nous invite, à travers sa peinture délicate, à un voyage sensoriel vers l’enfance. Ses oeuvres, empreintes d’une douce étrangeté, conjuguent l’innocence et le mystère, plongeant le spectateur dans un univers onirique et troublant à la fois.

La grisaille au quotidien supporte l’extravagance imaginaire des personnages de Marie Rauzy, avec un rappel des peintures de musée. La nature représentée par Ciro Rizzo dans sa fulgurance accompagne l’homme dans sa grandeur ou sa détresse. Elle force la vie. Les traits d’Olivier de Sagazan expriment une danse frénétique des corps.